Sophia Beaurecourt
Docteure en lettres, la confidente d'Alexis et le moteur savant de toute l'enquête. Elle consacre sa vie à une expression de trois mots trouvée chez Pline l'Ancien, et quelqu'un la paie dix mille dollars par mois pour continuer.
La thèse
Sa thèse initiale porte sur l'expression cardines mundi chez Pline. On la traduit d'ordinaire par « points cardinaux ». Sophia soutient que Pline, stoïcien et littéral, désignait les gonds du monde, et qu'au nord des voyageurs auraient vu une porte réelle (épisode 06, épisode 09).
Le doctorat obtenu, elle n'a jamais arrêté d'écrire : l'Hyperborée, les oracles d'Apollon, Pythéas et son traité perdu sur l'océan. Des dizaines de volumes, environ cent mille pages en dix ans, dans une pièce sans fenêtre de cinq mètres sur cinq dont les murs sont couverts de tirages. Elle avance que le mythe hyperboréen est un mythe primordial dont beaucoup d'autres découlent (épisode 28).
Northstar
Le mois suivant sa soutenance, elle commence à recevoir dix mille dollars par mois, versés par Northstar. En échange, une seule chose : continuer. Un correspondant américain passe chaque mois emporter une copie de ce qu'elle a écrit, et si elle ne donne pas de nouvelles pendant sept jours, ils la retrouvent où qu'elle soit (épisode 13).
Elle découvre bien plus tard que le jeu vidéo de Northstar, La Cité des secrets, cite les langues hyperboréennes et le dieu Moirix, dont la seule mention universitaire au monde se trouve dans sa propre thèse. Ses travaux ont été exploités sans être cités, ce qui la touche plus que tout le reste (épisode 43).
L'enlèvement, puis le voyage
Des Russes s'introduisent chez elle, lisent sa correspondance avec l'érudit Isaac Ben Malka et l'emmènent à Marseille pour le rencontrer. Elle les mène dans un souterrain derrière une grille dont elle a la clé, et les y enferme (épisode 13).
Elle finance ensuite le voyage vers le Maroc puis la Libye, engage Alexis comme assistant en devinant sa situation, et plonge à Leptis Magna dans les maisons submergées, où elle rapporte des tablettes de bois gravées (épisode 35).
Ce qu'elle pense
Sur le pardon : celui qui a subi souffrira longtemps, et le seul moyen de cesser passe par ce travail. Pardonner sauve celui qui pardonne. La question n'est donc pas de savoir s'il faut le faire, mais si on en aura la force et le temps (épisode 22).
Sur la recherche : elle refuse les raccourcis et les preuves qu'on veut voir. Un cadran solaire dans une basse-cour ne fonde rien, et décrire une légende ne prouve pas ce qu'elle raconte. Elle exige que le trésor soit rendu s'il vient d'une spoliation (épisode 38).
Découvrant les mondes en ligne, elle décide de fonder un laboratoire pour les étudier, personne ne consignant ce qui s'y passe et ce qui y disparaît (épisode 44).
Ce qu'elle cache
Elle détient une holding et une fortune accumulée par besoin de sécurité. Le souvenir heureux qu'elle sacrifie au sahir est celui d'un homme d'une beauté irréelle qui lui a offert, au deuxième rendez-vous, la traduction de Pline où elle a trouvé cardines mundi, et qui l'a rendue capable de s'estimer (épisode 32).
Dorian prévient Alexis qu'elle a un grand secret, tout comme Volodia. Alexis choisit de ne pas le lui arracher (épisode 34).
Elle écarte les avances d'Alexis en le plaçant en haut de sa liste, puis apparaît sur le pont du ferry accoudée à Volodia, dans une image qu'Alexis lit comme celle d'un couple. Quand Alexis plaisante sur un chemin où ils se seraient aimés, elle se referme avec quelque chose de plus grave qu'un agacement (épisode 43).