Épisode 31, Le théâtre
Cet épisode met Alexis sur la scène d'un théâtre, où un public l'interroge sur sa propre histoire. Il lui fait ensuite payer d'un souvenir heureux la levée de la malédiction. Publié le 31 juillet 2026, 36:12.
La scène de théâtre
Alexis reprend connaissance dans une loge, puis se retrouve sur la scène d'un vieux théâtre devant deux à trois cents personnes. Un présentateur l'accueille en lui apprenant que ces gens suivent ses aventures et ont des questions.
On l'interroge sur son attachement simultané à Sophia, Marie et Anne, auquel il répond qu'il est célibataire et n'attend que de la stabilité. Sur son frère, qu'il n'a pas rappelé et promet de rappeler. Sur les pièces fermées de l'appartement, qu'il ne compte pas ouvrir. Sur ses amis, tous étranges, ce qu'il explique par sa propre mise à l'écart après ses deux années d'absence.
Le discours sur la liberté
Alexis en déduit qu'il n'a aucune liberté, contrairement aux spectateurs. Le présentateur soutient l'inverse.
Ces gens sont prévisibles. Les modèles prédictifs anticipent les comportements individuels, jusqu'à évaluer la probabilité qu'une personne surveillée passe à l'acte. Leur liberté n'est donc qu'une illusion.
Alexis, lui, ne serait pas le produit d'un texte écrit et refermé. L'œuvre qui le raconte est improvisée d'une traite à partir d'une ligne par épisode, sans montage. L'auteur suit un schéma intuitif, mais laisse le récit vagabonder les quatre cinquièmes du temps. Cette part d'aléatoire lui donnerait plus de prise sur son destin qu'aux autres. Le présentateur ajoute un avertissement : s'il souhaitait un jour la mort, il pourrait bien l'obtenir.
La fin du rituel et le prix du souvenir
Il se réveille dans le bassin, la marque noire effacée, comme celle de Volodia. Le sahir ajoute des talismans, une lune et une étoile portant un verset, à garder sur soi en toute circonstance. Le prix est un souvenir heureux, qui sera enfermé dedans.
Alexis donne le sien : à douze ans, sur une console, la découverte d'un monde ouvert reproduisant Los Angeles. Un vélo puis une voiture, une radio, une plage et une fête foraine, avec son frère assis à côté de lui. Il constate ensuite que le souvenir lui procure moins de joie.
Volodia raconte le sien : des vacances d'enfance au bord de la mer Noire. La maison de famille, la course vers l'eau avec son frère, le poisson grillé. Il s'effondre en larmes devant tout le monde, à plusieurs reprises. Alexis comprend qu'il a perdu quelque chose de ce côté, et n'en saura jamais plus.
La confession de Volodia et le vitrail
Dehors, l'oppression a disparu avec le jour. Volodia annonce qu'il est orthodoxe et qu'il doit se confesser d'avoir livré son âme à un rite musulman. Un prêtre catholique le reçoit, à défaut, dans une petite église sans nom.
Pendant ce temps, Alexis répond au long message de reproche de Sophia, restée éveillée jusqu'à trois heures. Il lui demande de venir avec les bagages.
Il remarque alors les vitraux, qui ne sont pas catholiques mais rappellent ceux de l'église des Premiers Hommes à Paris. L'un montre deux hommes identiques ouvrant chacun une porte, les deux portes se faisant face. Deux noms sont inscrits dessous, Janus et Astrix, l'un des dix noms de l'ouverture.
Assis sur les marches, remis d'aplomb, il ressort la photo qui l'avait blessé. Elle a changé.
Personnages
Alexis Audou, le présentateur, Volodia, le sahir.
Cités sans apparaître : Sophia, Anne, Dave.
Lieux
Le Caire, le Nil.
Transcription intégrale : épisode 31 mot pour mot