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Alzheimer City

Alzheimer City est la cité que les laboratoires Boiron ont bâtie en pleine campagne pour y accueillir les vieillards des familles aisées et les détenus que les prisons ne peuvent plus garder. Le nom apparaît pour la première fois à l'épisode 20.

Hors antenne

Les laboratoires Boiron sont une société médicale qui a bâti une ville où les vieillards sont particulièrement bien traités. Ils emploient des repris de justice grâce au statut flou de centre de détention dont ils disposent, et mènent un peu d'expérimentation, mais ils ne font pas de mal. L'auteur ajoute qu'il finirait volontiers ses jours ici (débrief du 3 septembre 2026).

Le nom et l'emplacement

Le nom officiel est Planète B. Celui d'Alzheimer City, pourtant péjoratif, est si bien passé dans l'usage que l'autre n'est plus compris : on annonce Planète B aux voyageurs qui croient s'être trompés de train ou arriver dans un parc d'attractions, puis on ajoute Alzheimer City (épisode 52).

Vasseur la situe dans la Creuse au moment d'y partir diriger l'antenne psychiatrique (épisode 20). Cassandre la situe en Meuse (épisode 47). Le trajet qu'emprunte Alexis passe par la ligne à grande vitesse de l'Est puis bifurque plein sud-est après la gare Meuse TGV, à trois cents kilomètres de Paris, au milieu d'une campagne où la nature a repris ses droits (épisode 52).

Aménagement

La cité naît après le déremboursement de l'homéopathie, dont le laboratoire vivait (épisode 20). Elle est autonome : son cours d'eau, ses rangées d'éoliennes qui bordent la voie ferrée, ses murailles, sa gare, ses hôpitaux, son hôtel, ses pharmacies ouvertes en permanence, et jusqu'à son propre centre de formation à la sécurité, les vigiles étant formés sur place plutôt que sous-traités (épisodes 52 et 53).

Elle est bâtie en anneaux concentriques. Le premier tient du parc : pelouses fleuries, rivières artificielles, kiosques, pianos sur estrade, terrains de golf et de croquet, maisons de plain-pied dessinées en cercle pour que ceux qui cherchent la sortie tournent autour du centre sans la trouver. Les résidents y vivent à quatre ou six par lotissement, chacun son studio, avec salle et véranda communes. Un mur peint sépare cet anneau du suivant, où se trouvent les hôpitaux, les centres de rétention, les logements du personnel et des forces armées plus visibles. Le centre porte la division recherche (épisode 52).

Une évasion n'inquiète personne : la personne se retrouverait en pleine nature à trois cents kilomètres de la civilisation (épisode 52).

Les deux populations

D'un côté les vieillards, que leurs familles placent là et qui viennent parfois de leur vivant payer d'avance cette vie communautaire. Le nombre de décès quotidiens justifie que des prêtres travaillent à demeure (épisode 52).

De l'autre les détenus, que l'État y place faute de places en prison (épisode 47). Ils entretiennent la cité en tenue technique orange, ramassent les poubelles, taillent les buissons, s'écartent en souriant au passage des voiturettes. Le principe est de montrer qu'un travail acharné donne droit à une retraite agréable, et il donne des résultats assez bons pour que les contre-enquêtes tiennent (épisodes 52 et 53).

Le magazine de Samia a déjà mis en cause la gestion des prisonniers sans emporter la partie : ces résultats font passer la cité pour un modèle (épisode 53).

Contrôle d'accès

L'accès se contrôle comme celui d'un pays fermé (épisode 47). Le dossier de visite exige une identité scannée, une lettre de motivation et l'attestation d'un cousin prouvant le lien de parenté (épisode 49). Un guichet spécial de la gare de l'Est vérifie la carte d'identité et le billet. La première visite à un proche donne droit à un aller-retour gratuit sans date ni heure, sur l'un des cinq trains quotidiens, renouvelable tous les trois mois, et le trajet coûte sinon cent cinquante euros. À l'arrivée, un second contrôle, un interrogatoire discret sur qui l'on vient voir et pourquoi, et un guide qui mène le visiteur en voiturette électrique jusqu'au pavillon (épisode 52).

Nul ne dort chez un résident. L'hôtel Planète B, une barre vitrée de cinq mille places entre le deuxième et le troisième anneau, loue la nuit cent douze euros, toutes ses chambres identiques (épisode 52).

Le centre de recherche

C'est une tour circulaire panoptique posée au milieu d'une pelouse nue qui met les visiteurs à découvert, avec un étage vitré au sommet d'où l'on voit tout autour. Il y circule autant de costumes à mallette noire que de blouses blanches. Un conducteur de voiturette qui s'en approche est appelé par radio dans la minute (épisode 52).

Sept étages numérotés, dont le septième porte la division psychiatrique de Vasseur, et sous eux des niveaux inférieurs notés par lettres décroissantes, de ZX jusqu'à AC (épisode 53). Le dernier abrite La pilule et les douze cobayes (épisode 54).

Les disparus

Cassandre relève une contradiction : des prisonniers que les établissements pénitentiaires disent à Alzheimer City et qu'Alzheimer City dit ne plus héberger, sans que personne les réclame. Elle refuse de formuler son hypothèse, disant qu'Alexis y viendra de lui-même (épisodes 47 et 48). Patrice Moulin est l'un d'eux, et Alexis le retrouve dans le coma au dernier sous-sol (épisode 54). Remis dans son corps, il tue les deux hommes qui surveillent les cobayes (épisode 62).

Restauration

La cantine est tenue par des diététiciens, et Vasseur, qui la dit infecte, doit faire une heure et demie de train pour manger un homard. Le restaurant de l'hôtel est bon, celui du deuxième anneau meilleur encore. De cette contradiction naît le commerce d'Alexis, qui lui livre des plats depuis Paris (épisodes 53 et épisode 59).

Apparitions

Épisodes 52 à 54, 61 et 62. Citée sans apparaître : 20, 45, 47 à 49, 51, 55 et 59.