Épisode 39, Les pièces d'or
Cet épisode déterre le trésor du grand-père d'Iskander, puis fait enlever Alexis par les voleurs. Cassandre et son frère le délivrent. Publié le 8 août 2026, 33:44.
Le jardin en contrebas
Les trois hommes, dont le meneur se présente sous le nom de Rico, reculent devant l'assurance tranquille de Volodia et repartent. Le jardin se révèle alors, un cirque de vingt-cinq mètres en contrebas. Un escalier de pierre polie descend sous une voûte de magnolias et de jacarandas, et une fontaine encore en eau crée un microclimat. Des toiles d'araignées sont tendues d'un bord à l'autre, avec des papillons de nuit et des lucioles.
Des trous frais montrent que les autres cherchaient déjà. Alexis suppose que le père d'Iskander, à bout, a fini par parler de ce trésor à ses créanciers.
Ils creusent à mains nues. À trente centimètres, ils s'apprêtent à renoncer, et cinq centimètres plus loin ils touchent le coffre. À partir de là, note Alexis, plus aucun retour en arrière n'est possible, et l'émerveillement d'enfance vient quel que soit le contenu.
Le partage des pièces
Une douzaine de pièces d'or de cent lires, frappées du faisceau et de la hache d'un côté, de Mussolini casqué de l'autre. Tiraillé, Iskander finit par en céder une à chacun, après un long monologue sur sa pauvreté devant un orphelin qui ne relève pas.
Sophia refuse l'or et prend un autre objet trouvé dans le coffre. Cela ressemble à une poignée de porte en fonte, gravée des lettres SDI et d'une épée. Elle ne veut pas d'un souvenir fasciste, mais cet objet a peut-être une histoire.
La valeur des pièces
De retour à l'hôtel, Alexis est enlevé sous la menace d'une arme par Rico et ses hommes, désormais cinq. Ils le ramènent dans la même maison. Il raconte tout sans se faire prier, puis apprend ce qu'il ignorait. Une pièce de cent lires de 1936 en cet état, issue de l'entourage de Mussolini, vaut dix mille euros. Iskander est donc parti avec cent mille euros, et le partage était généreux. Deux coups le font taire, l'un aux dents, l'autre au ventre.
Le sauvetage à trois
La porte s'ouvre sur Volodia, puis sur Thibaut, encore couvert de pansements, et Cassandre entre eux. Rico et son second sortent leurs armes. Cassandre désarme le premier d'un coup de fouet avec son ruban. Thibaut encaisse une balle dans le ventre sans s'arrêter et écrase le second. Volodia met Rico au sol d'un seul coup.
Ils ont retrouvé Alexis par la géolocalisation de son téléphone. Thibaut repart seul aux urgences. Il promet que c'était sa dernière bêtise, annonce qu'il va faire des études et reprendre les assurances, et dit qu'il viendra si Alexis a des ennuis.
La réponse de Cassandre
Alexis lui reproche d'être comme Batman, surgissant de nulle part. Il lui suggère d'employer ce don à tuer un chef d'État plutôt qu'à le sauver, lui.
Elle répond sur deux points. Si quelqu'un allait tuer Poutine, elle essaierait de le sauver : rien ne justifie de tuer un homme. Cette leçon demande du temps. Et des gens comme lui comptent davantage. On sauve le monde par de petits gestes et des actes ordinaires, pas par des actions héroïques ni par la violence.
Au matin, Sophia annonce deux nouvelles : ils rentreront en train en abandonnant la voiture, et ses recherches sur la poignée n'ont rien donné.
Personnages
Alexis Audou, Volodia, Sophia, Iskander, Rico, Thibaut, Cassandre.
Lieux
Nice, la maison du vieux Nice.
Transcription intégrale : épisode 39 mot pour mot