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Transcriptions

Transcription : épisode 38

Épisode 38, publié le 7 août 2026, durée 35
. Écouter. Fiche : Épisode 38, La carte d'Iskander.

Transcription automatique, non relue.

Luna Invicta 38. On a pris la voiture. On a essayé de rouler assez vite parce que la journée était déjà bien avancée. Et j'ai pris le volant. J'avais l'esprit clair. J'ai à nouveau écouté la route qui se déroulait sous moi. Et à la fois, j'ai essayé d'aller assez vite en prenant parfois des grandes nationales, des autoroutes. Et à la fois, on a quand même été tenté par le fait de longer la côte italienne qui est absolument magnifique. On ne pouvait pas toujours. Parfois, il y avait des touristes. Mais on s'en est pris plein les yeux. Et il y a quelque chose que je dois dire. C'est que par la suite, comme vous le verrez dans cette aventure, j'ai visité de nombreux pays. Mais je dois vous avouer que je n'ai jamais vu un pays aussi beau que l'Italie. C'est quand même très excentré. Il y a vraiment genre masse de masse de touristes. Et comme il se faisait tard, il nous fallait un hôtel. On s'est dit c'est un petit peu mort.

On a poussé et finalement, on s'est arrêté dans un très bel hôtel, hôtel auberge sur une petite colline qui surplombait une grande plage. Et je me souviens que ça s'appelait genre la route du soleil ou la route du sel. Et c'était vraiment un truc hyper ancien avec des pierres grises. On est arrivé assez tard. Et on a dérangé une vieille dame, mais qui était ravie de nous laisser. Elle avait de nombreuses chambres ouvertes et il y en avait trois naturellement. Et comme elle était ravie, en tout cas, de remplir sa maison pour la nuit. Et elle nous a servi un truc. Enfin, elle avait juste un plat, mais on n'allait pas se plaindre. Et c'était un truc super, super typique. Des raviolis ligouris. Donc, c'était des raviolis frais déjà. Très bon, farcis à la ricotta avec des herbes locales. Une très légère sauce tomate. Vraiment, c'était... Alors, elle nous a dit des trucs. Je ne comprends pas trop ce qu'elle disait, mais j'ai compris que c'était un truc genre bio, qu'elle avait fait tout elle-même, tout ça.

On a eu chacun notre chambre. Je me suis endormi le soir en pensant que... En fait, je faisais un super voyage, quoi. J'avais vu des tas de pays. Alors, il m'était arrivé plein de choses, mais avec cette espèce de sac d'argent qui était Sophia, qui payait tout sans compter. Mais je pense aussi qu'elle ne faisait pas trop de voyages. Elle était contente, même si elle mangeait assez vite. Et le soir, elle voulait juste rentrer pour, genre, regarder de près. Avec une loupe, d'ailleurs, qu'on avait achetée dans une station-service. Les plaquettes de bois, là. Védi ne disait pas grand-chose. Il profitait de la vie. Il était même un petit peu mélancolique. J'ai passé une bonne nuit. Je me suis réveillé dans la nuit pour faire pipi. Et en fait, je regardais par la fenêtre. Il y avait des étoiles et la lune qui étaient décroissantes sur la mer. C'était magnifique. On s'est réveillé le matin. J'étais vraiment en pleine forme.

J'avais l'impression d'avoir ma barre de points de vie remplie. On a eu droit à un bon petit déjeuner, donc du pain frais, de la confiture de figues. On a eu un gâteau que je ne connaissais pas, qui s'appelait la crostata, qui n'était pas mauvais. Et on a eu droit à un cappuccino. Je ne suis pas un expert du café. Je n'aime pas trop le café. Ça m'a bien réveillé. J'étais vraiment alerte après ce café, donc très serré. Et on est reparti, comme une ambiance de vacances qui se termine. On a remonté la route. Toujours agréable. L'idée, c'était d'éviter les cinq terres, qui étaient très touristiques, très excentrés. Et en fait, on allait faire une étape, pas trop tard si on bombardait bien, à une ville qui s'appelait Santa Margherita Ligure, et qui était vraiment très jolie. Un peu comme les cinq terres, les maisons sont très colorées. Elles sont face à la mer. Vraiment, ambiance carte postale italienne.

C'était vraiment chouette. Ça restait un petit restaurant. Vraiment, genre, on a commencé à avoir le nez pour les bons restaurants. Je sais que je parle beaucoup de bouffe, mais quoi de plus beau dans la vie, en vrai ? En entrée, on a tous pris un truc qui s'appelait la focaccia di lecco. Donc, c'est un truc vraiment très local. En gros, c'est une focaccia assez fine. Et dedans, il y avait du fromage qui s'appelait le traccino. Et c'est ultra bon. Vraiment, toujours la recette italienne de pas beaucoup d'ingrédients, mais la qualité des ingrédients, trop bien. Ensuite, on a pris tout simplement des pâtes, des pâtes torsadées qu'on appelle les trophiers, qui étaient avec un pesto vert. Donc, basilic, pignon, parmesan, de l'ail, j'imagine, et de l'huile d'olive. Voilà. Ça, c'était vraiment chouette. Et j'étais le seul à prendre un dessert. Et on m'a servi une sorte de pesto. Et j'ai eu une sorte de pesto.

Et j'ai eu une sorte de pesto. C'était une sorte de tarte au citron qui s'appelait ça une torta della nonna. Donc, c'est une tarte au citron, quoi. C'était vraiment bon. Mais vraiment, ce que je me souviens, c'est que ça avait mis sur la tarte des pignons frais. Et vraiment, c'était extrêmement bon. Voilà. J'étais le seul à prendre un dessert. J'ai vu que... Comment il s'appelle ? V après un spritz, tu vois. Genre, en mode... J'ai dit... Tu profites un peu, tu vois. Et il a dit, ouais, je profite peut-être un peu pour la dernière fois de choses agréables. Parce qu'on retourne dans le monde réel, le monde difficile. Autour de nous, même si c'était la Dolce Vita et les Italiens, ils vivaient leur vie, les journaux titraient en boucle, en boucle, en boucle. Ils ne parlaient pas de nous. Ils parlaient de l'affaire du Vatican. Et c'est là qu'on voit que l'Italie, c'est quand même un pays très croyant.

Et c'est une affaire qui, en gros, si je dois comprendre tous les... Comment dire ? Les débats éditorialisés que je comprenais en... Parce que beaucoup d'Italiens ont des mots français, tu vois, mais ils parlent quand même très vite. Et aussi, les titres de journaux, c'est que ça a d'abord été une catastrophe. Ensuite, ils ont dit, non, mais c'est un coup monté. Après, il y a des témoins quand même qui ont dit, mais non, on était là. Ils étaient vraiment très, très nombreux. Rappelons qu'il y avait des queues qui partaient dans la ville et tout. Mais, il y a des gens qui ont dit, non, non, j'étais là et j'ai pas vu parce que les queues, justement, étaient tellement loin et voilà. Ensuite, tout simplement, aujourd'hui, le débat, c'est il y a ou pas il y a ? Et il y a beaucoup de gens qui disent, mais non, mais vous ne vous rendez pas compte que c'est un coup du Vatican. Et le pape, en fait, il n'est pas mort, il est caché et tout.

Ou ils l'ont tué et ils vont remplacer par un autre gars parce qu'il était gênant. Et il va y avoir un nouveau pape. Mais tout ça, c'est un truc parce qu'il y a de moins en moins de croyants dans l'Église. Et maintenant, ils veulent que croient que le diable est parmi nous. Voilà. Mais en vrai, qu'est-ce qu'on a fait de mal ? Voilà. Mais ici, il y a des guerres. Donc, il y a beaucoup de débats tout le temps et qui ne semblent pas filtrer trop dans les autres pays parce que comme parce que c'était juste incroyable. Voilà. Et d'une certaine façon, j'ai dit en rigolant un peu, je pense que si on n'était pas là, on ne peut pas comprendre. On est reparti plein nord en longeant la côte. On a pris l'autoroute parce qu'on sentait un petit peu l'impatience de rentrer chez nous. On allait passer la frontière française et on se rapprochait de Genne qui est aussi qui s'est dit Genova en Italie, en italien.

Et en fait, je me souviens que j'étais donc en train de conduire en poussant vraiment en conduisant au max de la limitation de vitesse. Et il y a un gars qui est derrière nous, qui est dans une voiture de sport italienne qui nous fait des appels de phare. Et je dis mais qu'est-ce qu'il a le gars ? Il continue à faire des appels de phare et je dis bon, j'essaie de me déporter pour qu'il me double. Il reste derrière moi, il fait des appels de phare et il y a V qui dit je crois qu'il veut te provoquer en duel. Je dis quoi ? Duel genre de course ? Et il me dit ouais, ouais. Enfin, tu vois, je pense que c'est ça. Et V, il m'a dit ça parce qu'il a le jeu dans le sang et moi, vous savez, j'aime jouer à des jeux vidéo mais je n'ai pas le jeu dans le sang. Mais j'adore conduire. Et quand j'ai vu... J'ai été tenté. Tu vois. Et il y a... Sophia qui dit mais qu'est-ce que... Alexis, qu'est-ce que tu fais là ?

Et j'ai fait un contre-appel de phare en mode vas-y, on se bat, tu vois. Et Sophia, elle dit non mais tu ne vas pas faire la course alors que je ne sais pas... Enfin, ce n'est pas maintenant de faire des conneries, tu vois. Et le gars, il a une voiture et il nous double. Ça fait un bruit dingue. Et il nous double. Je ne suis pas... J'étais au maximum de la possibilité légale de l'autoroute et il nous double comme si on était à l'arrêt. Tellement il va vite, tu vois. Et vraiment, il fait ronfler sa voiture et tout. Et je commence à le prendre en chasse. Et je commence à aller au-dessus de la limite de vitesse. Et V, il est content. Et Sophia n'est pas contente du tout. On fait ça sur 5 km. Et puis après, je ralentis. Je ralentis tout doucement. Je ralentis et je sors sur une piste. Une petite sortie côtière qui va nous amener dans la ville mais par une petite route côtière. Et en fait, quand on a commencé à sortir au loin, on a vu un barrage de police qui a arrêté la voiture en question.

Et effectivement, je me suis rappelé que la veille, Cassandre, qui je ne sais comment le savait, et qui savait que je passerais là et qu'il y aurait cette situation-là, m'avait dit qu'il y avait un barrage de police au nord de Genève ou de Gênes, je ne me souviens plus, j'avais dû confondre à l'époque. Et en fait, elle m'avait donné un bon conseil. Même si les circonstances de ce conseil étaient toujours mystérieuses. Il y a Sophia qui a dit, bon, tu m'as fait peur. Elle m'a même donné des coups, tu vois, genre, qu'est-ce que tu fais ? Et il y a aussi un truc, c'est que je crois que la police française et italienne cherchait un petit peu les gars qui avaient quand même intercepté un bateau de frontière. Plus tous les trucs chelous qui se passaient à Rome. Et on aurait pu tomber dans ce barrage de police. Et en fait, le fait qu'il y ait eu cette espèce de provocation en duel, plus ce barrage, c'est un concours de circonstances, soit d'un hasard extraordinaire, soit au contraire de quelque chose de totalement voulu par des puissances supérieures qui ont fait qu'on est sortis tout doucement.

On a traversé Genève, qui est une jolie ville théoriquement, parce qu'on ne s'est pas posé quand même. Et ensuite, on est repartis de plus belle. Et c'était une ville aussi très encombrée sur le plan de la voiture. Mais bon, je conduis bien. Je commençais quand même à en avoir un peu plein les pattes. Et alors qu'on était en train de repartir, on allait faire la diagonale directe, il y a V qui me dit « Attends, on n'est pas loin de Nice, là. Il n'y a pas Iskandar qui nous voulait un truc ? » Et je dis « Vas-y, je donne mon téléphone. » Et donc V, il l'appelle avec son accent, là. Il n'est pas très à l'aise au téléphone. Et donc il appelle Iskandar. Iskandar qui répond, il répond des trucs. Et en gros, ce qui se passe dans leur discussion, c'est qu'il dit « Ouais, bah écoutez, si vous voulez passer à Nice, c'est cool. Je vous montre un peu la ville et je vous montre un truc d'universitaire, de gens un petit peu qui savent des trucs, tu vois.

Et ça peut nous rapporter de l'argent. » Alors il y avait V qui disait « Qu'est-ce qu'on fait ? On n'est vraiment pas loin. Sophia, tu nous as tout payé depuis je ne sais pas combien de jours. Ça fait un jour de plus. » Elle me dit « C'est qui, c'est Iskandar ? » Et là, on dit « C'est un gars qu'on a rencontré dans un blabla-car. » Et il cherche des, genre des archéologues, tu vois, parce qu'à l'époque, on allait le chercher. Et à la fois, je sais que Sophia, elle n'avait pas du tout envie de faire un détour pour voir un gars qu'elle ne connaissait pas pour une affaire chelou. Et à la fois, quand on l'a dit « On est allé à Marseille pour aller le chercher. » Il y a eu ce côté... On ne l'a vraiment pas dit en mode pour la manipuler, tu vois, mais elle a dit « Bon, allez, de toute façon, on n'allait pas être à Paris ce soir. » Tu vois, je pense qu'en vrai, si j'avais eu les bons... Comment dire ?

Les... Les bonnes sections d'autoroutes, si ça allait bien se passer, qu'on n'avait pas eu trop d'ennuis, ça aurait été long, mais on aurait pu être à Paris avant le lever du soleil le lendemain. Ça, je pense qu'on aurait pu le faire, mais... On a... J'ai pris une sortie et on a pris la route 26 milles, menton, et on allait longer voilà, la côte, jusqu'à Nice. Nous voilà à Nice. Nous voilà à Nice. Alors, on se donne rendez-vous au matin, au petit-déjeuner. On prend un... Comment ça s'appelle ? Avec Iskandar. On lui dit « On va t'envoyer par SMS l'hôtel, on va se poser. À demain, mon gars. » On espère que ce n'est pas un truc nul. Et effectivement, on arrive à Nice dans la soirée. Heureusement, en France, les restaurants sont ouverts assez tard. Et surtout les hôtels. Donc, on prend un hôtel assez cool, ambiance... Ambiance, comment dire, marin. Genre, c'était bleu avec des cordages, il y avait des voiles blanches dans le hall.

Pas de luxe, mais un peu mignon, sympa. Confortable. Moi, je me plains un peu. J'avais un lit. Ma chambre, elle était genre au rez-de-chaussée. Et les deux autres, ils avaient une chambre au troisième étage. Alors, la rue était... La vue n'était pas folle parce que c'était à 300 mètres de la mer, dans une petite rue. Enfin, large, petite rue, dans un très beau quartier, mais ça donnait juste sur la route. Donc, ça manquait pas trop. Mais, en fait, d'être au sous-sol, c'était un peu... Pas au sous-sol, mais à... J'étais habitué à un meilleur confort, voilà. On s'est posé à cet hôtel et on est allé, on a googlé pour trouver un restaurant typique. Et on a aussi demandé à des gens. Et on est rentrés dans ce restaurant. De façon assez rigolote, il y avait qui voulait absolument manger une salade niçoise. Il a dit, moi, je veux manger une salade niçoise. J'ai dit, tu sais, je sais ce que c'est une salade niçoise.

On était là, avec Sophia. Une salade niçoise, c'est un truc un peu standard. Enfin, c'est pas ouf, quoi. Il dit, non, je veux manger. Et donc, on lui a servi une vraie salade. Alors, la vraie salade niçoise, c'est juste tomates, oeufs durs, anchois, olives et du thon. Et... Parce que, parfois, on sert avec des haricots verts. Je n'aime pas trop les haricots verts dans la salade niçoise. Et, effectivement, comme ça, c'était très bien. Le restaurant avait été très généreux en huile d'olive. En mode, il voulait donner un... Comment dire ? Il voulait boucher les artères de V. Mais... C'était... Ça avait l'air bon. Je n'ai pas piqué dedans, mais ça donnait un petit peu envie. Et Sophia et moi, on a pris une daube niçoise. Voilà. Donc, c'est comme une daube. Vous savez, c'est du bœuf qui est mijoté très longtemps avec un peu de vin rouge. Et là, s'il y avait dedans des olives, voilà. Ils nous ont donné ça avec des gnocchis.

C'est pas mauvais. Et j'ai pris une deuxième tarte au citron. Les citrons venaient de Menton, paraît-il. C'était une bonne tarte au citron, mais c'était pas comparable avec la Tolta della Nonna que j'avais mangée un peu plus tôt. Encore une fois, j'ai très bien dormi. On s'est pris un petit déjeuner sur le port dans un... Alors, c'est pas le port. En gros, il y a cette grande promenade des Anglais, cette grande plage très large, très longue. Et après, il y a une sorte de méga rue, tu vois. Et après, il y a les bars. Et c'est pas ouf, parce que les bars, ils donnent pas sur la mer, ils donnent sur la rue, tu vois. Mais on se pose dans un lieu où on peut prendre un petit déjeuner full touriste, c'est pas grave. Et vraiment, en plus, le petit déjeuner... Ça y est, on est en France, c'est-à-dire croissant, chocolat chaud. Moi, j'aime bien. Je suis content. C'est mignon aussi de voir Volodia qui boit un petit chocolat chaud comme si c'était un enfant de 5 ans.

Moi, je suis gourmand, donc c'est normal. Et on donne notre... Iskandar revient nous voir. Et nous, on l'avait vu que de nuit. À la lumière du soleil, il était un petit peu différent. Il était... Il présentait mieux, on va dire. Il avait l'air moins fatigué. Il a dû arpenter... Enfin, quand on l'a eu, il a fait beaucoup de routes. On avait vécu beaucoup d'aventures et tout. Il se pose et il dit bonjour, bonjour. Et d'ailleurs, il dit vous avez des nouvelles de Dorian ? Et il y a vraiment... On répond tous les trois en même temps. Il y a Sofia qui dit qui est Dorian ? Il y a Volodia qui dit non. Et moi, je dis oui. Et il y a Volodia qui dit quoi ? Et Sofia, elle dit mais de quoi vous parlez ? Et j'ai dit il va bien. Et il y a Volodia qui dit mais pourquoi tu m'en as pas parlé ? Et j'ai dit c'est compliqué, d'accord ? Je peux pas en dire plus. C'est mes petits secrets, c'est ma vie intérieure.

On a dit qu'on a gardé les secrets des temps. Dorian va bien. Et quand je dis ça dans la tête, je m'aperçois quand même qu'il est en train de se battre avec des démons ou je sais pas quoi. Et là, je dis... Enfin, je crois. Mais bon. Iskandar, en fait, aimait bien Dorian, mais sans plus, il était pas venu pour ça. Et il déplie un papier sur la table. Et il dit il va dans le vif du sujet. Comme si on était des chasseurs de trésors dans un bar de Colombie. Et il dit, voilà. Est-ce que vous connaissez la Libye ? Et là, on dit oui ! Genre, quoi ? Oui ? Oui ? Et il y a Sofia qui doit penser à ses plaques de bois qui sont dans sa chambre, là. Et on est tous un peu en mode, quoi ? Et il dit bah, moi, mon grand-père, il travaillait en Libye quand c'était encore la colonisation italienne. On perd 10 kilos, tu vois. Et il dit, et après, il est allé... Enfin, il était... Il travaillait avec... Alors, on lui disait, quoi ?

Il disait, oui, il travaillait... Je dis, mais crache ta pilule, tu vois ! Et bah, il a travaillé. Alors, il dit, avec Mussolini. Est-ce que vous savez qui est Mussolini ? Alors, on dit, oui, on sait qui est Mussolini. Alors, chut, écoutez pas ! On sait pas ! Alors, j'ai dit, moi, vraiment, s'il y a deux trucs, en ce moment, dans lequel je trempe, c'est la Libye et les fascistes italiens. Donc, crache ta pilule ! Il dit, bah, voilà. Et comme vous savez, à un moment, Mussolini, il a... En fait, c'était un Libyen, il était raccroché à la carte de Mussolini. À un moment, Mussolini, les gens sont venus le chercher pour le pendre par les pieds avec sa femme et tout. Et ils ont pillé aussi sa maison et tout. Et il se trouve que mon grand-père, il a récupéré des trucs, à ce moment-là, à ce moment-là. Et Sofia, il était plutôt du côté pillard ou du côté Mussolinien ? Et Iskandar dit, on sait pas trop comment ça s'est passé.

Mais en tout cas, il a récupéré suffisamment d'argent pour s'acheter une villa à Nice. Sofia dit, donc, la villa où vous habitez ? Il dit, non, en fait, mon père a hérité à la fois de cette villa et à la fois d'autres choses dont je suis pas trop au courant. Mais avant que je naisse, il a eu des problèmes avec le jeu, d'énormes dettes de jeu. Il a dû vendre la villa. Et moi, je suis né ailleurs. Et il a jamais trop parlé de ça. Et en fait, non seulement il en a jamais trop parlé parce que c'était un sujet compliqué, mais aussi, c'était quelque chose dont il avait honte. Et par la suite, en plus, il a perdu ma garde parce qu'il avait continué avec ses dettes de jeu. Il avait toujours des histoires mystérieuses, de maisons luxueuses ou de trésors. Et j'en ai jamais su plus. Je sais pas si vous connaissez les lois sur l'héritage. Alors, j'ai dit oui. Quand on hérite, le notaire nous demande si on veut avoir l'héritage ou pas.

Sachant que quand on a un héritage, on peut aussi avoir des dettes. Et moi, comme je me suis dit qu'il avait des dettes, et je pense que j'ai pris la bonne décision, j'ai dit non, j'en veux pas. J'en veux pas. Donc, aujourd'hui, j'ai rien reçu de mon père. Mais, ma mère est morte aussi récemment. Et j'ai hérité de pas grand-chose, mais elle avait un tout petit appart dans le nord de Nice. C'est là où je vais, parce que, d'ailleurs, en fait, je fais plusieurs voyages parce qu'avant, j'habitais dans le nord de Paris et je suis en train de déménager des affaires que j'avais parce que je vivais chez une amie. Et maintenant, voilà. Maintenant, vous savez tout. Et en gros, ma mère, elle m'a pas laissé grand-chose. Mais j'ai découvert une correspondance qui existait entre ma mère et mon père. Dans lequel, malheureusement, il n'y a rien d'intéressant sur la vie là. Mais j'ai découvert ça, ce papier.

Donc, il dépliait un papier qui avait tout l'air d'être une carte au trésor. Et en gros, il y avait une... Comment ça s'appelle ? D'un côté du papier, c'était une lettre pour Amélia. Dans lequel, Omar, le père d'Iskandar, disait « Je suis désolé. Je t'ai maltraité. On aurait pu être riche. J'ai été bête et j'ai tout dépensé. Tout était possible et j'ai tout laissé tomber. J'ai énormément de regrets. Je ne veux pas te retrouver parce que j'ai honte, etc. » Et il dit « Transmets ça à Iskandar quand tu seras plus vieux. C'est un plan de la maison et du jardin. Et en fait, j'ai laissé un petit truc pour lui. » Et donc, quand on retourne, il y a les plans d'une maison avec un jardin. Et vu du dessus, c'est fait schématiquement. Ce n'est pas un plan parfait. Et effectivement, il y a un petit carré avec une petite croix. Une petite croix à côté d'un carré. Littéralement, une carte au trésor. Et je dis « Tu penses qu'il y a un trésor, là ?

» Il me dit « En vrai, il y a peu de chance parce que s'il avait eu de l'argent, il l'aurait dépensé avec son problème avec le jeu. » Je regarde Volodia, d'ailleurs, du coin de l'œil. Il dit « Cependant, il y a peut-être quelque chose. Il n'y a pas de trésor. » Et donc, Sophia dit « Mais vous avez besoin de nous, pourquoi ? » Il dit « Parce qu'en fait, ma mère ne sait pas où est-ce qu'est cette maison. Mon père, je ne l'ai jamais vue. Et j'ai consulté des archives du mieux que je pouvais. Et j'ai même fait appel à des professionnels. Mais il n'y a aucune maison qui a été sous le nom de mon grand-père ou de mon père. Donc peut-être que c'était un faux nom. Et d'ailleurs, il y a même un expert qui m'a dit « En fait, il n'est pas... » « Il est possible que votre grand-père ait changé de nom de famille si toutefois, c'était un fasciste. » Donc, je me suis dit « Vous êtes vachement intelligent.

» Je crois que votre copine m'avait dit qu'elle avait écrit une thèse pas possible et qu'elle était trop intelligente. Alors, il y a Sophia qui rougit un peu. Il y avait qui dit « On n'a pas tout à fait dit ça. » Et il dit « Si, si, si. Vous vous souvenez, on était dans la voiture. » Et tu as dit « Moi, c'est la plus belle thèse que j'ai jamais vue. Elle a travaillé toute sa vie dessus. C'est hyper précieux. Vraiment, c'est extraordinaire. Je suis honoré de la rencontrer. » Alors, il y avait Volodia et Sophia qui rougissaient tous les deux. Et... Bon, alors, Sophia, elle dit... Elle bat de la main. « Stop, stop, stop. C'est bon. Merci quand même. Merci, Volodia. » Tu vois, et elle dit « Alexis, prends-en ta graine. C'est comme ça qu'il faut parler aux gens. » Et donc, elle dit « On n'a absolument rien. Pas d'informations. Pas d'informations. Tu n'as rien à nous dire sur le nom, voilà. Tu as chargé sur Google.

» Il dit « Mais j'ai fait que charger sur Google. Je ne vous aurais pas renvoyé un message. » Alors, il y a Volodia qui dit « Attends, juste une chose. Avant qu'on se penche sur le sujet. Si on trouve un trésor, est-ce qu'on fait comment ? On fait moite-moite, tout ça ? » Il dit « Bah non, c'est mon héritage quand même. » Mais il dit « Vous avez fait le détour. Donc, admettons qu'on trouve un beau trésor. Je vous donne un petit peu. » Et il y a Sophia qui dit « Si toutefois on trouve un trésor qui ne soit pas issu de la spoliation, par exemple des juifs, dans quel cas il faudrait le rendre. Imaginons que ce soit un trésor. Vous savez qu'il faut donner 90% à l'État français. » Iskandar dit « Ah bon ? On cachait un peu tous ses rêves. » Alors, j'ai dit « Vous savez quoi ? Détérons ce truc déjà et on verra ensuite. Et puis, vous savez quoi ? Iskandar, vous n'êtes pas un mauvais garçon. Vous avez vu Volodia.

On est là. On a fait un détour pour vous aider. On n'est pas des escrocs non plus. Vous nous avez fait un petit peu. Vous nous avez fait un petit peu. Vous nous offrirez un petit chose. Alors, il dit « Proportionnel. » D'accord, j'ai dit. Et « Proportionnel, c'est bien. » Tout le monde a fait « Oui, oui. » Mais Sophia a dit « Attention, si c'est de la spoliation des juifs, attention. Moi, je ne laisserai pas qu'on se partage le truc. » Iskandar a dit « Vous savez, moi, je ne sais pas ce que c'est que la spoliation, mais je suis à 200% sûr qu'on ne ramassera pas des choses qui sont tirées de la spoliation. » Bon, en tout cas, on se penche sur le truc. Et qu'est-ce qu'on a ? On n'a rien sinon un schéma de une maison avec un jardin. Et Sophia, elle dit « Je dis une bêtise, mais à tout hasard, vous n'avez pas regardé sur Google Maps toutes les villes, toutes les maisons de Nice qui ressembleraient à ça ?

» Et il dit « Oui, oui, regardez. J'ai regardé. Il n'y a aucune maison, aucun jardin qui ressemble à ça. Et vous êtes sûr que c'est à Nice ? » Et il dit « Oui. » Et alors, elle commence à se pencher. Elle regarde le truc. Et après, elle dit... Alors, il faut imaginer que c'est une page A4 avec le dessin qui s'étend « Maisons plus jardins. » sur toute la page A4. Et en fait, quand on retourne la page avec la lettre, en gros, on a la maison en bas et le jardin en haut. Et elle dit « Regarde, là, il a mis deux fenêtres. Et même si la porte, elle est là, la porte qui est marquée là, elle est toute petite. Et là, on a une espèce de trait un peu plus gros. Et ça ressemble à une grande porte. Et en fait, je crois que il faut le regarder dans ce sens-là. Et en fait, elle retourne un peu la feuille et ce qui devait être au nord est finalement à l'ouest. Donc, en gros, le jardin était plutôt sur le côté.

Et elle dit « Est-ce que... » Regarde, quand tu regardes comme ça, est-ce que t'as cherché une maison à jardin qui est comme ça ? Elle dit « Bah non, moi, j'ai cherché un truc vertical. » Elle dit « Ah, c'est peut-être ça. Allons-y. Essayons. » Et on est resté dans cette espèce de brasserie. On a commandé d'abord des chocolats chauds et des cafés et ensuite des diabolos. Mante. Ensuite, un petit apéro. Et pourquoi pas une assiette de frites et une focaccia. Non, une cade. De la cade. On a mangé de la cade. Et oui, il y a focaccia. Ils font en fait... Moi, j'ai pas mangé ça parce que j'ai trouvé ça pas très bon. Mais ils font une espèce de focaccia presque pas cuite, très très épaisse. Au-dessus, ils mettent, je sais pas, des trucs de Nice, tu vois, des poivrons, des oignons, etc. Et sinon, j'ai un peu mangé la cade de Nice qui est très fine, très craquante. Ça nourrit pas son homme, mais bon, c'était cool quand même.

Et en fait, on s'est mis tous sur le téléphone, à quatre, à regarder chacun un quartier de Nice, une maison qui ressemblerait à qu'un jardin qui ressemblerait à ça. Et on en a trouvé une vingtaine. Donc ça a changé beaucoup. Donc on a commencé à faire notre notre petit... Enfin, on a commencé à relever toutes les adresses, à faire le chemin le plus court. Et effectivement, à part trois maisons qui étaient sur les hauteurs de Nice, en fait, on allait pouvoir tout faire à pied. Le soleil se couchait et, avec son intuition légendaire, enfin, son bon sens finalement, Sofiane a commencé, non pas par le plus proche, mais par deux, trois maisons qui étaient dans le vieux Nice. Donc on a un petit peu crapahuté. Et on est arrivé très rapidement à la maison, qui était la maison. On en était sûrs et même Iskandar, il était là en mode de flashback. Attends, mais je pense que je suis déjà venu une fois quand j'étais petit.

C'est incroyable, je crois qu'on est là et tout. C'était... Alors, il y avait une large rue qui donnait lieu à une rue qui montait genre comme une petite colline vraiment avec des immeubles partout. Et effectivement, encore sur une rue de côté, on avait une maison, pas forteresse, mais c'était un coin de rue. Elle était abandonnée depuis très longtemps. Et elle avait une façade blanche qui aujourd'hui était craquelée. Et en fait, elle avait un jardin en profondeur. C'est-à-dire que, en gros, la maison, se dressait un peu comme en haut de la colline. Et quand on regardait par les trous dans une sorte de palissade qui entourait le jardin, on voyait que le jardin, en fait, il plongeait dans une sorte de trou qui était mené par une volée d'escalier. Il y avait autrefois ce qui était une terrasse et une tonnelle, mais qui était... C'était une jungle aujourd'hui. Et effectivement, la maison était abandonnée et il y avait plusieurs panneaux de travaux, de démolitions qui étaient là.

Il y en avait un qui datait de 1986. Donc, des travaux qui devaient être entrepris, qui ne l'ont jamais été. Et on voit effectivement, puisque le propriétaire, c'était à un moment la mairie de Nice, et puis après une société, et puis après un particulier. Un peu comme si la maison avait été maudite, c'est-à-dire destinée à être complètement abandonnée pour toujours et pour cause. Je pense que tôt ou tard, les gens se disaient d'où vient l'argent ? Quel propriétaire ? Et qu'est-ce qu'il en a fait ? Et donc, c'était difficile. Quand on est passé... Petit truc chelou, quand on a trouvé la maison, qu'en plus le mec disait, c'est là, c'est là, tu vois. Il y a des gens qui sont passés une fois en voiture, une fois à pied. Trois gars. Genre, un peu les miroirs de nous. C'est-à-dire, des gens, des touristes fatigués, professionnels, on va dire, qui nous regardaient de façon intriguée. En tout cas, pas des locaux, pas les mémés qui avaient leur cabas et qui allaient au marché.

Et pas les touristes qui passaient leur temps pas loin de la plage. Donc, on a repéré les lieux. Évidemment, si on avait eu une barre à mine ou une pelle, ça aurait été beaucoup plus simple. Mais en fait, il y a Volodia qui dit les mecs qu'on vient de croiser là, c'est des voleurs. C'est des gens, ils font le tour des maisons pour avoir ces trucs à voler. Et je crois qu'ils pensent qu'on est des voleurs. Moi, je m'y connais, je pense que c'est ça. Je dis, ça change quoi ? Il dit il ne faut pas perdre de temps, on va rentrer dans la maison, on va prendre ce qu'on doit prendre et on repart parce que si ça se trouve, ils auront tout pris demain. Donc, on attend quand même que la lumière descende un petit peu. Il y a des réverbères, mais on va dire sous la frondaison. Il y avait des vieux arbres, notamment aussi de la maison d'en face. Parce qu'en fait, le pâté de maison, en gros, il appartenait à des gens très vieux qui avaient beaucoup d'argent à une époque et ils ont acheté des villas quand même très très belles mais qui aujourd'hui n'avaient plus en tout cas l'énergie ou les descendants motivés pour s'occuper de leur jardin.

Il y avait une sorte de protection naturelle végétale. Je vais vous dire quelque chose quand même. C'est que, alors qu'on attendait à appuyer sur une voiture, à discuter de diverses choses, que Volodia nous parlait d'un jeu qu'il jouait quand il était petit. C'était une sorte de jeu de quilles. En gros, il est né dans un village je ne sais pas où. Il a dit le nom et je ne comprenais rien. Mais en gros, quand il était petit, il jouait un jeu de quilles. C'est un peu comme ce jeu qu'ils vendent à Ikea. Donc, tu as une boule et il faut toucher les quilles et puis après, on remet les quilles. Il y a un certain nombre de points et tout. C'est un peu rigolo. Et un peu comme le trouco. Toujours les jeux. Et Sofia, en fait, elle se lie un peu des yeux. Il y avait un vent léger. Et je pense qu'à un moment, tu sais, tu es en contact télépathique avec les gens. Ça arrive. Et il y avait un truc cool à ce moment-là.

C'est que vraiment, il y avait un vent léger de 21 degrés qui est parfait. Qui rentre sous la manche du t-shirt, qui te caresse un peu le corps et qui te dit « gars, t'es en vacances, t'es au paradis, tout va bien. » Et j'ai ressenti ça et j'étais genre bien. Et il y a Sofia qui se dit « vous savez, ça fait longtemps que j'ai pas j'ai accumulé cet argent. Pour une raison que je peux pas vous dire, j'ai pas besoin d'argent, mais voilà, j'ai accumulé cet argent parce que parfois, on accumule de l'argent parce qu'on a des problèmes de sécurité. Je l'avais jamais vraiment dépensé. Et en fait, depuis un moment, parce qu'il fallait faire cette chose, parce que t'avais des soucis, Alexis, et que t'avais besoin d'argent, j'ai commencé à dépenser vraiment mon argent. C'est-à-dire faire autre chose que de juste faire des courses à bouffer ou voilà. Et en fait, je suis en train de me dire que j'achèterais bien une maison dans le sud.

Et j'aimerais bien vivre dans un endroit où il fait si bon, où il y a de la végétation et du soleil et je puisse aller à la plage tous les jours. En fait, j'ai bien envie de ça. Et moi j'ai dit « moi aussi j'ai envie de ça, il y a de la place, il y a de la place dans ta maison. » Et Volodya a dit « moi aussi ça m'intéresse. » Donc on est en train de rigoler. Le noir arrive, la nuit arrive. Quand il fait suffisamment noir, il y avait, il pousse la porte, ça marche pas. Il pousse la porte en très fort, il donne un gros coup d'épaule sur la porte et là ça commence à trembler. Il dégote, je sais pas où, une sorte de planche. Il essaie de pousser la porte à l'air avec de faire levier, ça suffit. Et là, ça commence à trembler. Et là, ça commence à trembler. Ça suffit pas. Puis après il repousse avec ses jambes dans une position étrange et puis crac, ça passe. Et donc on rentre dans cette maison où il y a, qui est abandonnée, elle est vide de meubles.

S'il y a un truc bizarre, au moins il y a un bocal à poissons, mais vide, heureusement. Elle est vide de meubles, vraiment une grosse couche de poussière, avec des lattes de parquet, autrefois très belles, aujourd'hui avec des trous, des morceaux de plafond qui sont tombés, un lustre aussi qui est tombé. Et on est sur le point de sortir, enfin en tout cas Iskandar est en train de sortir le papier, la lettre de son père. Et en fait, en face de nous, dans la maison, il y a les trois gars de tout à l'heure. Et il y en a un qui a une pelle. Et ils sont entrés par un autre endroit, le toit ou la fenêtre et tout. Et vraiment, ils savent qu'on n'est pas là avec l'autorisation. Et nous, on sait qu'ils ne sont pas là non plus pour l'autorisation. Mais eux, ils ont une pelle. Et genre, c'est quoi cette histoire ? Ils sont à la recherche d'un trésor ? Tu vois ?

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