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Transcriptions

Transcription : épisode 21

Épisode 21, publié le 21 juillet 2026, durée 36
. Écouter. Fiche : Épisode 21, Dion.

Transcription automatique, non relue.

Luna Invicta 21. Je me suis pointé à l'adresse donnée qui était dans le cinquième arrondissement et en fait c'était tout simplement la Sorbonne, donc pas l'entrée principale mais l'entrée rue des écoles, l'entrée au coin de la rue des écoles et de la rue Saint-Jacques pour être plus précis avec un vigile devant. Je me pointe, le vigile il dit ah bon vous avez rendez-vous, vous êtes un étudiant, non pas du tout, vous êtes un prof, pas du tout, bah ça va être compliqué de rentrer, je commence à expliquer blablabla et là il y a un gars qui arrive derrière, un vieux, il a genre un costume et il dit non mais attendez vous venez pour le colloque sur les cauchemars ? Des yeux préoccupés etc. et une voix que je reconnaissais évidemment, c'était le professeur Duclos qui dit il est avec moi, il montre une carte, la personne dit vous pouvez rentrer, on rentre et on rentre par une entrée qui n'est pas du tout habituelle, on va dire c'est l'entrée des artistes de la Sorbonne, on passe dans une toute petite cour rectangulaire longue mais on la traverse sur la petite partie et tout de suite on ouvre une double porte de bois, on arrive à l'intérieur de ce très vieil établissement, une très vieille université.

Avec du parquet sur le sol etc. Duclos il marche très vite, moi je trotte un peu derrière alors que des gens passent, des étudiants mais surtout beaucoup de personnes administratives et il me dit bah profitons-en, racontez-moi donc c'est quoi votre cauchemar ? Et donc je regarde autour de moi, ça m'embêtait d'en raconter ça à tout le monde mais je cours un peu, j'ai l'impression de raconter un peu une série télé donc la scène fait que c'est un peu dédramatisé même si c'est quelque chose qui me préoccupait quand même beaucoup donc je lui raconte tout et il dit très intéressant. Il ouvre une double porte et on arrive dans un très grand amphithéâtre magnifique, ancien de cette université où il y avait déjà 20-25 personnes. Moi comme je ne suis pas toujours le meilleur élève, je me mets plutôt en retrait alors que Duclos se pose comme un prof, il pose son cartable sur le bureau, vous savez ses profs comme ça, il y a d'autres personnes qui rentrent, notamment il y a une personne qui est en tenue militaire.

Ils ont des bloc-notes, ils ont des ordinateurs, voilà, Duclos tape dans ses mains, il dit bonjour à tous, donc vous avez été orienté ici par les services médicaux, je voulais vous dire que vous avez un problème, vous avez tous le même problème et ce qui est intéressant c'est que ce problème a une solution, donc tout va bien se passer, c'est tout ce que j'ai à vous dire. Je suis content que vous soyez là, on va vous distribuer, là il y a une espèce de jeune militaire qui nous distribue des papiers, on va vous distribuer un formulaire. Voilà, répondez, on vous demande votre nom, votre prénom, votre numéro de téléphone, c'est des choses qu'on a déjà, c'est pour associer à votre dossier, vous n'êtes pas obligé de répondre en vrai, mais évidemment on ne pourra pas vous soigner si vous ne répondez pas. En revanche, même si vous ne voulez pas donner vos informations personnelles, je vous invite aimablement à remplir ça parce que plus on aura d'informations sur ça, plus on pourra vous soigner rapidement.

Alors il y a quelqu'un tout de suite, un gars au premier rang, un espèce de mec. C'est un gars costaud, on aurait dit un coach sportif ou un mec, un mascu, coach mascu, vous voyez, qui lève la main et dit, attends, je ne comprends pas, vous avez dit que vous avez de quoi nous soigner, mais là, si on remplait le formulaire, vous ne pourrez pas nous soigner, c'est quoi cette histoire ? Alors, Duclos, toujours avec son petit côté, je m'en fous, personne, rien n'a d'importance, il se pose, il ne nous regarde pas et il dit, alors, l'esprit humain est quelque chose de très sensible, il est sensible à beaucoup de choses, à la position de la lune, à la pression atmosphérique, évidemment aux stimulations extérieures, aux traumatismes. Le Covid, c'était un traumatisme, vous avez tous été enfermés, on vous a dit que c'était la guerre contre une maladie, la maladie était là, et on vous a même dit que des gens mourraient, et certains d'entre vous n'y ont pas cru.

Ils ont même développé... On a décidé que l'enfermement était une stratégie gouvernementale. Que ce soit faux ou vrai, ce dernier point, ça reste un traumatisme. C'est-à-dire qu'on a changé, on a bousculé complètement votre vie. On vous a montré que tout ce qui était jusqu'à présent quelque chose d'acquis, comme il faut aller à l'école et vous aurez un diplôme, vous avez un diplôme et vous aurez un CDI, vous avez un CDI, vous avez un emprunt, vous avez un emprunt, vous avez une maison, tout ça, parce qu'un président l'a décidé, tout ça, ça peut s'écrouler. Tout ça, ça peut s'écrouler. On est en état de traumatisme profond. Et ces traumatismes profonds, comme des répliques de tremblement de terre, ça va se dupliquer, ça va réagir. Je ne dis pas que le traumatisme que vous avez actuellement est lié à ça et au Covid en particulier, mais il est lié à quelque chose. Il lève la voix, il nous regarde et il dit que les personnes qui sont ici font des cauchemars très similaires.

Ils le font depuis une période donnée. Dans ce cauchemar, un homme arrive et il vous poignarde. Vous mourrez. Tout le monde fait ce travail ici. La solution, il y a quelque chose qui est... J'étudie l'esprit humain depuis des années et il y a une sorte de tragédie, c'est qu'on n'est que des animaux. Vous avez beau être dans un état d'esprit particulier et quelqu'un de performant, si je vous donne moins d'eau, comme je donnerai moins d'eau à une plante, vous allez dépérir, vous allez moins réfléchir. Si je... Si je vous donne une information particulière, comme on va vous enfermer parce qu'il y a une maladie qui rage les gens extérieurs, en fait, votre cerveau va être pressuré. Il va avoir un traumatisme, comme je viens de le dire. Ce que je veux dire, c'est que vous n'êtes pas une entité résiliente avec une personnalité monolithique, quasiment inviolable comme un roc face à la mer. Vous êtes au contraire tous sensibles et c'est tout à votre honneur.

C'est ça qui nous fait qu'on est des humains. Mais effectivement, il y a un stimulus. Il y a un point commun à vous tous. Il s'est passé quelque chose. Vous avez tous un point commun. Alors, on se regarde tous. Donc, il y a le coach sportif. Il y a une fille qui fait genre 38 kilos dans une robe complètement éthérée. Il y a deux vieux, un couple de petits vieux avec des cheveux blancs. Alors, ils ne se ressemblent pas trop. Et il y a plein de gens venus soit avec leur femme, soit tout seuls, qui sont l'air de cadre moyen. Il y a un docteur qui est en blouse blanche qui attend. C'est parti du staff, mais non, c'est quelqu'un qui a l'air d'en souffrir. Et il y a aussi une personne dont je vous parlais tout à l'heure qui est assez intéressante, qui est une personne un petit peu androgyne. Ça avait l'air d'être un jeune homme ou une jeune femme entre 16 et 19 ans, on va dire, qui n'était pas loin de moi et habillée en gothique.

Au début, j'ai juste regardé du coin de l'œil, mais il a pris de l'importance dans ma vie par la suite. Mais bon, on se regarde tous. Et vraiment, si on avait... Enfin, le point commun que nous avions tous, à part le fait que nous étions des êtres humains vivants et que nous dormions probablement de temps en temps, c'est que nous n'avions pas de point commun. Voilà. Donc, c'était très mystérieux. Et il dit, pourtant, il s'est passé quelque chose. Il tourne autour, il ne regarde pas et il dit, il s'est passé quelque chose d'extraordinaire. Par exemple, en octobre d'il y a deux ans, il y a eu 7% de suicides en plus en France. On ne sait pas pourquoi. C'est-à-dire que, pendant la nuit, il y a eu 7%. 7%, c'est vraiment significatif, ce n'est pas une anomalie. Et on a longuement étudié la raison de ça et il n'y avait rien. Aux infos, il n'y avait rien. Il y a une personne... Enfin, j'ai interrogé parce qu'il y a eu 7% de suicides réussis, mais il y a eu un peu plus de suicides échoués.

Et j'ai longuement travaillé avec les gens qui rescapaient des suicides. Et ils nous ont dit que c'était... Ils avaient envie de mettre fin à leur jour, mais que cette nuit-là en particulier, pour une raison inconnue, ils avaient vraiment très envie de mettre fin à leur jour. C'est comme une envie pressante de boire absolument, sinon on va mourir. Eux, ils avaient, dans leur instinct de survie finalement, l'envie de mettre fin à leur vie. Comme s'il y avait une grande ombre mystique qui passait au-dessus de la planète. Je sais que tout ça, c'est un petit peu ésotérique et mystique, mais je reste un homme de science. Et les grands hommes de science, ils gardent l'esprit totalement ouvert. J'utiliserai la méthode scientifique, c'est pour ça que vous avez des formulaires, c'est pour ça qu'on va vous suivre, on va vous interroger, et on va trouver ce qui s'est passé, le point commun entre vous tous.

Vous avez un point commun. Ce point commun va nous permettre de trouver une solution. Bref, c'était énormément de mots pour finalement nous dire qu'il n'allait pas nous aider aujourd'hui, et qu'on allait surtout l'aider, lui, à remplir des formulaires, à faire des études, à gagner une thèse, et des prix, ou je ne sais pas quoi, et finalement on n'aurait rien. Mais bon, certains d'entre nous... Moi ça va, je dormais plutôt bien ces derniers temps, certains d'entre nous étaient un petit peu crevés, et leur volonté était un petit peu anéantie, donc ils ont bien voulu remplir les choses en baillant, et moi j'étais un petit peu énervé, mais ça va. Je me suis dit avec mélancolie et philosophie que se faire baiser, finalement, c'était le quotidien de tous. Je remplis rapidement ma feuille. Et je vois que le gamin, la gamine émo, là, qui n'était pas loin, elle me regarde, on va l'appeler lui pour le moment, donc il me regarde, et donc il me fait un petit geste, genre « viens, viens ».

Et donc je me rapproche, un peu comme des étudiants conspirateurs, parce qu'on était les deux vraiment à être au fond, tu vois. Et il me dit « tu veux que je te dise un truc dingue ? » Alors je dis « vas-y ». En fait, il fait genre... C'est un peu le même rêve et tout, mais il y a un truc qui est dingo, c'est que... Et là, en fait, comme à la fin d'un contrôle, les gens passent et récupèrent les formulaires. Donc on n'a pas trop le temps de parler, mais on se rattrape dans le couloir. Et c'est marrant parce que je suis un peu vieux, donc je fais un peu doctorant, et lui, il est un peu jeune, donc il fait un petit peu genre jeune rentrée, donc on ne détonne pas trop avec les étudiants qui passent. On erre un petit peu dans la... Ah oui, parce que Duclos, il ne nous a même pas dit au revoir ou quoi, il a tout ramassé, il s'est cassé, il a dit « on vous rappellera ». Mais en tout cas, donc lui, il me dit « ouais, j'ai été interrompu, je ne voulais pas le dire, mais moi, je suis déjà venu trois fois ».

Donc là, il y avait genre 20, 25 personnes. La première fois, il y avait 10 personnes. Après, il y a eu 30 personnes, là, il y a 25 personnes, donc déjà, ça touche vachement de gens. Mais il faut que tu saches un truc. Il me regarde droit dans les yeux. On s'est assis sur un banc, et je me dis « j'espère qu'il ne va pas me dire genre qu'il a envie de sortir avec moi ou quoi ». Il regarde vraiment droit dans les yeux, avec beaucoup d'intensité, et je me dis « j'aimerais bien qu'une fille me regarde, une fille de mon âge, me regarde avec telle et telle intensité ». Il me dit « dans ton rêve, tu as vu un énorme couteau, et ensuite, tu as un gars qui est arrivé avec une espèce de tenue genre bleu ou orange, et il y avait marqué « AC » dessus. Et il t'a donné des coups de couteau devant, puis après, il t'a retourné, et après, tu étais allongé par terre, c'est ça ? » Et je lui dis « ben ouais, mais enfin, comment tu sais ?

» Il dit « parce qu'on ne fait pas des rêves où des gens nous tuent, on fait systématiquement le même rêve avec la même personne. » Et ça, c'est ultra important, et en fait, ils vont nous recevoir indépendamment, ils font genre « c'est pas le même rêve, mais c'est le même rêve ». Et t'as vu, il y avait des militaires. Ça veut dire qu'on est peut-être les premières victimes d'une espèce d'arme secrète, tu vois ce que je veux dire ? J'ai pensé à Sam. J'ai pensé à mon pote Conspi. J'ai dit « ouais, mais bon, il n'y a rien à faire, quoi ». Il me dit « et si je te disais que j'avais trouvé une solution pour être loin de ça ? » J'ai dit « t'as trouvé une solution et t'en as pas parlé à Duclos ? » Et il me dit « bah, Duclos, il dit qu'il a l'esprit ouvert, mais il n'a pas trop envie d'écouter des choses, surtout des gens comme moi. » Alors je lui dis « t'appelles comment, déjà ? » Il me dit « je m'appelle Dian ».

Alors moi, j'espérais qu'il me dise « je m'appelle Caroline ou Mathieu », comme ça. J'aurais bien pu le... Mais Dian, ça ne m'aidait pas. J'ai dit « Dian, ça veut dire quoi ? » Il me dit « bah, c'est comme Diane, mais t'enlèves un E ». Alors, je dis « bon, attends, je vais te poser une question. » Et je suis désolé si c'est une question, genre, nulle, d'accord ? Et c'est une question, mais genre, c'est pas une question que je te pose méchamment ou pour faire du mal et tout. Et sache que si je te blesse, je te présente toutes mes excuses ensuite, d'accord ? Alors il me dit « ok ». Je dis « est-ce que t'es un... » « Est-ce que t'es un garçon ou est-ce que t'es une fille ? » Parce que, là, depuis tout à l'heure, en plus, tu gères bien, tu me parles, et à chaque fois, tu utilises des participes passés du premier groupe, tu comprends ? Donc j'arrive même pas à savoir ! Et il rigole et il me dit « en vrai, tu penses que je suis quoi ?

» Et je dis « vraiment, j'en sais rien ». Alors il me dit « bah, tu sais ce qu'on peut faire, ce qui est rigolo ? Tu me genres comme tu veux, ça m'est égal. Moi, je passe de l'un à l'autre, ça me va tout à fait. » Évidemment, j'avais envie de savoir. Je voulais voir s'il était plutôt l'un ou plutôt l'autre. Mais a priori, il était l'un ou l'autre. Alors j'ai dit « d'accord, mais je dis quoi ? » Il me dit « vraiment, comme tu veux. » Et je dis « et si la moitié du temps, je te dis lui, et la moitié du temps, je te dis elle, ça va pas t'ennuyer. » Il me dit « pas du tout, au contraire, c'est très bien pour moi. » J'ai dit « très bien, Dion, on va fonctionner comme ça. Tu fais quoi dans la vie, Dion ? » Il me dit « j'ai perdu mon père. » Alors je ressens un lien, tu vois. « J'ai perdu mon père et je m'entends pas du tout avec ma mère. Et je suis un peu livré à moi-même. Et il se trouve que j'étais pas adopté, mais je suis hébergé par quelqu'un, par la famille d'un ami à moi.

Et ça se passe très bien. Et je lui dis « t'as quel âge ? » Et il me dit « j'ai peur que si je te dis mon vrai âge, t'aies pas trop envie de discuter. » Je dis « pourquoi ? Parce que t'es anormalement vieux ? » Il dit « non. » Je lui dis « je savais que t'étais jeune, tu dois avoir 16 ans ou 17 ans, c'est ça ? » D'accord, ok. Et tu me dis ton truc pour pas se faire tuer par des mecs dans les rêves ? Avant toute chose, il me répond, il me dit « je vais te dire quelque chose qui est plus choquant que ma technique, d'accord ? C'est quelque chose qui va te faire rire, et j'ai aucun problème à ce que tu ries, d'accord ? Ou ça va te constarner, et tu vas me prendre pour un idiot ou une idiote. Ça te va ou pas ? » Alors, je me dis « je vais te dire quelque chose qui est plus choquant que ma technique, d'accord ? » Alors, j'ai aucun problème à ce que tu ries, d'accord ? Ou ça va te constarner, et tu vas me prendre pour un idiot ou une idiote.

J'ai dit « ok, moi aussi j'ai l'esprit ouvert, et je vais même te dire, on se connaît pas trop, mais j'ai vécu une aventure extraordinaire. Je vis plein d'aventures extraordinaires tous les jours. » Il me dit « tu sais quoi ? Je sens des ondes avec toi. Je sais que t'as des ondes spéciales, donc c'est pour ça que j'ai décidé de te parler à toi. Je savais que t'allais tout comprendre. » On s'entendait bien, finalement. Et là, il me dit « je fais partie d'un groupe de sorciers et de sorcières sur TikTok. Est-ce que tu sais ce que c'est que les sorciers et les sorcières de TikTok ? » Je dis « ah non, pas du tout. Il me dit « les baby-witches ? » Je dis « pas du tout. » En fait, TikTok, c'est une sorte de réseau social et ce qui a permis aux sorciers et aux sorcières de se rencontrer et de développer des techniques de rituels particuliers. On invoque le petit peuple, on invoque les pouvoirs de la lune, on fait toutes ces choses.

Je dis « ok. » Mais j'essaie de pas rire, d'accord ? Je dis « ok, TikTok, et vous faites des petites danses ? » Et il me dit « non ! » Non, il dit « euh... c'est... il rigole, il rigole un peu. Elle, il rigole. Il dit « c'est vrai que parfois on fait des petites danses, parfois on fait des trucs très basiques, la purification des lieux, tout ça. Mais de temps en temps, on a des groupes particuliers, on fait des TikTok privés, et on a développé... on a développé des choses et... bon, je... je... si je te dis le mot « royaume intérieur », ça dit quelque chose ? Je fais « non, pas du tout. Alors... et... le Manitou, ça te dit quelque chose ? » Je dis « ben, comme le grand Manitou, la phytogie indienne ? » Ouais... Bon... En fait, on peut utiliser des rituels spéciaux pour protéger le corps astral des intrusions. Et quand on fait ça, effectivement, on peut tenir loin les gens qui veulent nous assassiner avec des couteaux.

Moi, j'ai réussi à le tenir à distance, c'est-à-dire que quand j'ai compris que le professeur Duclos, il allait rien faire pour nous, je suis allé voir des sorciers... des sorciers de premier ordre, et... et en fait, ils m'ont donné des techniques pour pouvoir me protéger, voilà. J'ai dit « ok ». Et là, il me dit... « Vu que t'es pas en train de me demander comment faire, j'imagine que tu ne crois pas. » J'ai dit « est-ce qu'il faut faire des trucs genre sacrifier des... des hamsters à Satan, parce que je vois que t'es un espèce de démo gothique, c'est ça ? » Il me dit « ouais... » J'ai dit « tu sais, t'es jeune, j'ai pas envie trop de traîner avec toi, parce qu'on va croire que je te drague et... et en plus, je te drague pas du tout, on est d'accord. » Et il me dit un truc, il me dit « tu sais, je fréquente des hommes plus âgés, alors je commence à... dans ma tête, je commence à lui dire « je ne suis pas intéressé », mais il me dit quelque chose de très important, il me dit « cependant, t'es un petit peu jeune pour moi.

» Et on se lève un peu, et je lui dis... alors, il faut que je parle un peu de lui, parce que... donc il est tout mince, il a ses habits gothiques et tout, il est vraiment très pâle, et il est très très androgyne. Je dis « il », mais... je parierais plus à 51% que c'est une femme. Mais bon. Il a des grands yeux, noir, il est très expressif, il a l'air très intelligent, et... je suis content de l'avoir rencontré. C'est pas quelqu'un avec qui je vais passer mes après-midi, mais il est doux, et... il est aussi un peu mystérieux, voilà. Il y a plein de choses qui me plaisent, voilà. Et donc, donc on est en train de marcher un petit peu, on sort de l'université, on marche un peu dans un parc en face de l'université, qui est juste pas loin de Cluny, et... je lui dis... quand tu dis que tu sors avec des gens plus vieux, est-ce que tu sors avec des esprits qui ont 12 000 ans ? Alors, il trouve vraiment l'idée hyper drôle, et il dit « c'est super malin ».

Mais non. La réalité est un peu plus triste. Mais... j'ai une soif terrible d'aventure. C'est pour ça que je suis intéressé. De te rencontrer, de te protéger. Parce que je sens que tu vas être une source incroyable. Et quand je dis une source, je pense à une source qui se boit. Ce qui est très étrange. Je lui dis « on fait quoi ? » Juste comme ça, théoriquement. « Si tu voulais me protéger, on fait comment ? » Il me dit « faudrait que j'aille chez toi, et qu'on fasse un rituel de lien, toi et moi, dans lequel on se tient la main et on s'endort ensemble. » Alors j'ai dit « ben non, on va pas le faire. » Voilà. Parce que... parce que je vais pas rentrer dans le lien, d'une personne mineure, que je connais pas. Et que... Et que... Tant pis. Voilà. Mais on est cool. Il rigole un peu, il dit « quand même, tu devrais le faire. » Et on échange nos numéros de téléphone, quand même. Et je lui dis « et si je rêve du gars, on fait quoi ?

» Il me dit « ça coûte rien de m'envoyer un SMS. » Et il me donne aussi son compte TikTok. On se dit « au revoir ». Et la journée se continue comme ça. Et... Je suis recontacté par Sophia le lendemain. J'ai beaucoup de culpabilité vis-à-vis d'elle, puisqu'elle me paye à rien faire, littéralement. Enfin, elle m'a payé juste un mois à rien faire. Mais un mois à rien faire, c'est quand même de l'argent gratuit. C'est quand même un peu embêtant. Et elle me propose de la retrouver chez elle. Quelque chose que j'avais pas fait depuis très longtemps, parce que j'avais des cicatrices sur le visage. Et je suis content. Donc je lui fais un petit peu à manger. Et... Bon... Je fais son plat préféré. Son dessert préféré, je lui fais des crêpes. Et... Sinon, je fais, comme d'habitude, une petite salade à emporter. Je me pointe chez elle et, effectivement, j'avais oublié, mais c'est devenu une réalité maintenant.

C'est-à-dire que devant sa petite maison, avec le petit portail et tout, etc., il y a maintenant deux gars, deux personnes qui... Enfin, en costume noir, des gardes du corps, qui sont probablement armés. Didasso, apparemment, parce qu'on n'est pas aux Etats-Unis, mais c'est les gars de North Star. Je sonne, les gars me fouillent, ils me refouillent, ils m'interrogent, ils me demandent mon nom, ils prennent une photo de moi, et je peux enfin rentrer. Jacqueline m'a dit « Mais c'est pas possible, vous avez vu ces gars ? Ils sont là... » Sophia me dit que c'est l'État qui les a envoyés, mais ça n'a pas l'air du tout d'être des gens de l'État. D'ailleurs, ils ne parlent même pas français. Alors je dis « Ça va, Jacqueline ? Ça s'est bien passé ? Votre petit anniversaire, là où je vous ai fait les cartes ? » Elle me dit « Oui, mais vous allez dire quoi avec ça ? » Je lui dis « Écoutez, je ne peux pas vous dire...

Je sais, je ne peux pas vous dire, mais un, je vais vous dire tout va bien, en gros, et deux, il vaut mieux qu'ils soient là, et ils ne sont pas là pour vous. » Il dit « Bien sûr, c'est pour Sophia, vous pensez qu'elle est en danger, qu'elle a un problème ? » Je lui dis « C'est mieux qu'ils soient là, quand même. » Elle me dit « Parce qu'elle a encore vu... Il y a encore un Russe qui s'est ramené, quoi. » Je dis « Non. » Elle dit « Il est là en ce moment, il va peut-être l'enlever. » « Non. » Je dis « À tout de suite, je vais vite, et quand je rentre chez Sophia, quand je frappe et qu'elle m'ouvre, effectivement, je vois un Russe en arrière-plan, mais pas n'importe quel Russe, c'est Vladimir. Donc on se retrouve, Sophia me fait une grosse étreinte, à l'américaine, elle regarde mon visage, et elle voit une toute petite cicatrice sur le menton, elle dit « Mais, qu'est-ce que tu t'es faite ?

T'es tombée ? » Je dis « Ouais, je suis tombée. » J'en veux énormément à Vladimir, d'accord, parce que je suis quasiment sûr qu'il a tué des tas de gens à Marseille et qu'en fait, c'est un mec qui m'a menti sur beaucoup de points, et je n'aime pas fréquenter des tueurs, et des Russes, et des Russes-tueurs. Et j'ai envie de lui dire ces quatre vérités, mais il est là. Il est assis, il me sourit, et il est sincèrement content de me voir. Il se lève, il ouvre ses bras, et qu'est-ce que je fais ? Je le serre dans mes bras, et je suis hyper content de le voir, parce que je suis un connard, et je ne lui dis pas, je ne lui dis pas, je devrais dire devant Sophia « Mais, attention, c'est un mec dangereux. » Mais non, je ne le dis pas. Alors, on se rassait autour d'une table, où il y a une carte, et elle me dit « Voilà, on va bientôt partir, le temps se rafraîchit, c'est le moment ou jamais. » J'ai pris rendez-vous avec Richard Benmalca.

Donc, l'idée, c'est de se faire un petit voyage. Donc, je me suis permis d'appeler Valdimir, qui m'a beaucoup relancé sur ce sujet. Je lui ai dit « Tu parles ? » Il dit « Ben oui, moi, ça m'intéresse. Je suis étudiant en histoire. Je vous ai dit, j'ai une théorie sur les rouleaux d'Alexandrie, qui seraient parties de la... qui seraient sauvées de la bibliothèque d'Alexandrie. » Alors, Sofia me dit « Mais tu veux dire que c'est la théorie d'Alexis ? » Il dit « Ouais, c'est la théorie d'Alexis, bien sûr, mais elle a beaucoup fait de chemin dans ma tête. J'ai une pense qu'à ça. Tu parles qu'il pense qu'à ça. Et... Donc, elle dit « Le mieux, c'est de partir... On partira dans deux, trois jours. On va la faire profil bas. Alors, Northstar m'a interdit de partir de chez moi sans en parler. J'ai pas trop envie de leur en parler. Donc, officiellement, on va faire... On va faire un petit tour dans le parc et officiellement, on va prendre un Flixbus.

Flixbus, on va pas du tout prendre le train parce qu'ils vont vérifier le train et les compagnies d'avions. Ils vont vérifier aussi la route. Je pense que le bus, c'est la chose qu'ils vérifieront le moins. Et on va aller à Barcelone. » J'ai dit « Barcelone ? » « Eh bien oui, on prend un Barcelone et à Barcelone, on prend un ferry. On prend un ferry troisième classe. Un truc vraiment pour un mec super pauvre. Et on va jusqu'au Maroc. Et là, on rencontre Shorban Malka. Un petit point avec lui. Il nous montre ses livres. On fait quelques études. » « Ok. Ça vous va ? » Alors, on discute. On papote. Je lui dis « Et tu dors où, Vladimir ? » Il me dit « Ah, j'ai pris un petit hôtel. » Je lui dis « Ah bon ? T'es payé ? » Je lui pose un peu des questions comme Columbo, tu vois. Et il le sent. Tu vois. Et à un moment, Vladimir, il dit « Bon, allez, on va faire un petit tour. » On dit « Au revoir à Sofia.

» Je check Jacqueline. Je check Hurlu et Berlu qui sont devant la... devant la grille. Et Vladimir, il me dit « Je t'aime bien, mais c'est quoi ton problème ? » Et je lui dis « Bah, j'ai regardé les infos et partout où on a été, il y a eu des Russes qui sont morts à Marseille. Et comme c'est pas moi qui les ai tués, et je pense pas que c'est Sofia, la seule personne qui reste, c'est toi. Et là, il me dit « Pas du tout, c'est les gars de Nordstar. » Je dis « Quoi ? » Il dit « Bah oui. En fait, ce qui se passe, c'est qu'elle est tout le temps suivie par Nordstar. Moi, je suis un étudiant en histoire, tu sais. » Je lui dis « T'es un étudiant en histoire ? » Il me dit « C'est un étudiant en histoire qui fait de la légion étrangère et qui nous a proposé de les tuer. » Je lui dis « Oui, d'accord, mais moi... » Et puis c'est des Russes. Moi, je suis Russe. Et je lui dis « Tu mens pas, Vladimir.

» Il me dit « Moi, je te mens pas. » Ok. Bon, désolé. Excuse-moi. Je lui présente mes excuses. Je sais pas, j'ai réfléchi. Enfin, il m'a dit « Mais si t'avais un doute, pourquoi tu m'en as pas parlé ? » Ma vie, extrêmement compliquée. Et ensuite, il me montre la cicatrice que j'ai sur le menton. Et il me dit « Toi, t'es tombé par terre. » Je dis « Ouais. » Et il montre un tout petit cicatrice qui se voit à peine sur ma ma joue, sur ma pommette. Et il dit « Et tu t'es battu. » Alors je dis « Non, non, c'est quand je suis tombé. » Il me dit « J'ai envie de te dire ne mens pas, mais moi, je te donne le droit de me mentir. Y'a pas de problème. Simplement, je pense qu'on t'a pris par surprise. Si tu dois te battre avec quelqu'un, moi, je suis là pour ça, d'accord ? C'est moi qui me bats pour toi. Ok, Alexis ? Il est sympa. Il est sympa, il pète les couilles, il est sympa, tu vois. Du coup, je lui fais un gros câlin.

Et j'ai même oublié de lui demander où est-ce qu'il dormait. Parce que si ça se trouve, c'est un putain d'argent secret russe qui nous file ou je sais pas quoi, tu vois, depuis le début. Mais bon, tu sais quoi, on doit y aller. On doit y aller le soir même, aux informations. Vous étiez peut-être en train de les écouter à ce moment-là. On apprend que Vladimir Poutine décide de placer ses troupes au Mali et dans divers endroits de l'Afrique. Et on allait justement en Afrique. Tout ça, ça se... ça se télescopait en moi. J'ai fait un affreux cauchemar dans lequel un gars avec un couteau me tuait dans la nuit. Je me suis réveillé le matin. Je me suis dit que peut-être Dion pourrait m'aider. Parce qu'en tout cas, personne d'autre ne pourrait. Je pensais à Vasseur, le psychiatre, mais bon... J'ai pensé aussi à ces médicaments qui permettent de nous dormir sans faire de rêve. Et j'ai passé une journée dans une certaine angoisse.

J'ai fait mes bagages, mais j'ai mis des trucs au hasard dans une espèce de gros sac à dos. Et en fait, j'ai envoyé un SMS ce soir à Dion. Et je lui ai dit... En fait, j'ai commencé... J'ai dit, voilà. Hier, tu m'as proposé de faire une connexion psychique. Ça m'intéresse. Je vais pas venir chez toi. Je veux bien que tu viennes chez moi si t'es libre ce soir, mais je suis en train de t'écrire formellement. Je ne t'invite pas chez moi pour coucher avec toi. Je n'ai pas envie de coucher avec toi. T'es quelqu'un de beaucoup trop jeune. Je sais que quelqu'un qui n'aurait pas envie de coucher avec toi pourrait dire qu'il n'a pas envie de coucher avec toi, mais moi, je te garantis que je te... Donc je commence à dire des trucs qui ont ni queue ni tête et ça me pète les couilles parce que je me dis que j'ai l'air d'un fou furieux, tu vois. Et je n'ai absolument pas l'air d'un fou furieux. En plus, je suis en train de me dire, c'est la vérité, je n'ai pas envie de coucher avec cette personne, mais pourquoi je le dis ?

Si je n'avais vraiment pas envie de coucher avec qui que ce soit, j'ai envie de coucher avec des gens, mais pas avec cette personne. Je ne sais même pas si c'est un mec ou une fille, je ne saurais même pas comment m'y prendre. J'ai juste envie... Tu sais quoi ? Je vais même vous dire quelque chose. Je ne crois pas du tout au fait qu'il a un rituel TikTok magique secret. Quand je le dis, ça rend complètement dingue. Mais je ne crois pas du tout qu'il a un rituel TikTok qui puisse m'aider. Mais si je suis sensible au point d'avoir d'être touché par l'arme secrète qui donne des cauchemars, je me dis que je suis sensible au point qu'un effet placebo d'un rituel magique puisse m'aider à bien dormir la nuit. Je n'ai même plus peur de ce gars au couteau, j'ai juste peur d'avoir le rêve, tu vois ce que je veux dire ? J'avais du mal à m'endormir et j'envoie peut-être, je ne sais pas, 30 SMS dans lesquels j'essaie d'expliquer que je vais juste ce rituel.

Et à un moment, il dit calme-toi, c'est bon, j'arrive. Il vient et donc il est habillé en noir avec des trucs boulants, etc. Et il pose la main sur le grand bureau bibliothèque fermé de mes parents depuis plusieurs années maintenant. Il me dit c'est quoi le secret de cette maison ? Je lui dis tout comme toi, j'ai perdu mes parents. J'ai perdu aussi ma mère. Et j'ai jamais rouvert cette porte depuis. Il me dit, ils sont dedans ? Je lui dis non, ils sont enterrés, mais leur esprit est dedans. Quand je dis leur esprit, je ne parle pas de fantômes, je parle de leurs livres, tout ça. On n'est pas là pour faire un rituel spécial ? Alors, quand il marche, il a une démarche un petit peu sensuelle d'un animal, d'un chat, tu vois, voilà. Et donc, il me dit, avec beaucoup de solennité, nous allons faire un rituel qui va, si besoin était, me permettre de m'introduire dans tes rêves pour chasser les cauchemars.

Un rituel de connexion psychique. Parce que je ne peux pas, aujourd'hui, tout faire. Ce soir, tu me prends trop dépourvu. Je dis oui, mais demain je pars. Oui, voilà, c'est ça. Donc, si tu pars, il vaut mieux faire ça. Donc, dans un premier temps, on va faire un rituel de connexion psychique, ça veut dire que si je suis en train de dormir et que toi aussi, qu'on est à distance, je pourrais le sentir et je viendrais t'aider. D'accord ? Je dis, ok, mais moi, si je n'arrive pas à m'en sortir contre ce gars-là, toi, tu ne pèses pas beaucoup, tu vois. Il dit, mais dans le monde des rêves, je suis extrêmement lourd. Je dis, ok, d'accord. Et on fait comment ? Il me dit, avant toute chose, je voudrais que tu saches quelque chose. C'est que tu es sur le point de passer la porte d'un pays merveilleux. Un pays merveilleux et terrible. Et il n'y aura pas de retour en arrière. C'est dans ce pays merveilleux et terrible qui est celui du royaume intérieur dont il existe beaucoup de choses et ça va avoir beaucoup d'importance dans ta vie par la suite.

Mais aujourd'hui, tu n'en as absolument pas idée. Il n'y a pas de retour en arrière possible et ça risque de changer ta vie. Et tu as le choix, un peu comme dans Matrix, c'est-à-dire que tu peux rester sans qu'on fasse ce rituel magique et tu souffriras un petit peu et peut-être du clos dans 2-3 semaines, il va trouver les bons médicaments, il va trouver la bonne technique, il va supprimer l'arme des cauchemars ou alors, tu peux me laisser faire ce lien psychique, mais on va être liés déjà assez profondément, toi et moi, alors qu'on ne se connaît pas. Ça se trouve, tu es un type dégueulasse ça se trouve, tu ne vas pas du tout aimer ce que je suis et c'est pour ça que je te demande aussi de faire le point sur ton âme je n'ai pas envie d'être lié à une âme noire même si je suis lié à d'autres âmes et également c'est un royaume où tu vas découvrir des secrets qui risquent de changer ta vie.

Est-ce que tu veux prendre cette responsabilité ? Il y a une grande solennité et à un moment j'ai l'impression que c'est vrai mais entre nous, je ne crois pas du tout au miroir d'Alice, au terrier blanc au terrier du lapin blanc excusez-moi, ou en fait que je vais arriver dans un autre monde qui serait ouvert par des magiciens qui travaillent sur TikTok, vous voyez ce que je veux dire ? Parce que si ça existait je pense que beaucoup de gens seraient au courant il y aurait même des livres en face de la Sorbonne justement, il y avait plein de comment ça s'appelle de librairies ésotériques avec plein de livres sur faire léviter des choses ou prédire l'avenir il n'y en avait aucun qui parlait de TikTok c'était que des livres anciens mais j'ai envie d'y croire comme je vous l'ai dit parce que j'ai envie de passer une porte magique j'ai envie simplement de m'accrocher à cette pensée que peut-être ce petit gars ou cette meuf pourrait être une sorte de gardien qui viendrait m'aider on commence le rituel et le rituel consiste à un moment s'endormir et nous avons nos deux mains l'une dans l'autre il est hors de question qu'on se mette dans le même lit ensemble donc on fait un truc genre je suis assis sur un fauteuil Voltaire plutôt classe Dion est allongé sur le canapé dans la soirée on se tient la main et on essaie de s'endormir tous les deux et effectivement on est dans le noir dans la pénombre je pense à des choses agréables et j'entends Dion appeler ce qu'il appelle le royaume des dieux il dit j'en appelle le royaume des dieux je vais rentrer à travers les portes du sommeil pour atteindre votre territoire veuillez accepter l'ouverture vers mon royaume intérieur je ne viens pas seul donc une sorte de prière, une lamentation qui dure assez longtemps et comme il le répète de façon monotone, de plus en plus lente je m'endors avant lui je m'endors avant lui et cette nuit là je passe une très bonne nuit

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